Effectivement, j'ai vécu une dizaine de jours dans la grande fourmilière qu'est Paléo.
Aaah, les joies de la boue! Aaah, les joies de dormir sous tente!
Un bon moyen de se changer les idées... Autant vous dire qu'on y prend très vite goût et, une fois la semaine finie, on éprouve un certain pincement au moment de revêtir ses pantoufles chez soi.
Je ne reviendrai pas sur le travail effectué pour le blog du Paléo ni les aventures et mésaventures de cette semaine intensive. Le Paléo, contrairement à ce que croient certains morveux (dont le but n°1 est de finir ivre avant l'ouverture des portes) c'est surtout des concerts. Et cette année, plusieurs groupes méritaient qu’on y jette un œil. Morceaux choisis:
- Rachid Taha, ou quand le rock et le raï se rencontrent de forme explosive. Quasiment cinquante ans dans le sang et une forme explosive. Dommage pour lui, Muse battait son plein quasiment en même temps.
- Björk, la seule artiste ayant réussi à vraiment dompter la Grande Scène. Un spectacle incomparable, une parfaite sélection de chansons pour sa setlist, un brass-band atypique… Même si certains arrangements de l’album « Medulla » auraient mérité un peu plus d’attention, je suis resté captivé du début à la fin. Le meilleur concert du festival.
- Beat Assailant, mélange de funk et hip-hop parfaitement dosé. La grande surprise de la soirée du mercredi avec Alamo Race Track (qui n’aura malheureusement attiré qu’une trentaine de personnes).
- Malgré tout le mal que l’on peut penser du reggae, Inna Crisis fascine. Le son est propre et le chanteur d’un fort charisme. Un groupe qui ne se limite pas à jouer que des contretemps. Et en plus, c’est local.
- Air : surprise du samedi, car la dernière fois que je les avais vus, en 2002, j’avais été vraiment déçu. Cette fois-ci, le groupe a revu sa copie et, alors que je pensais rester que quelques morceaux, j’ai fini la fin du concert à applaudir à tout rompre. « La femme d’argent » en final, quel bonheur !
- The Young Gods, parce que… The Young Gods !
(ok, c’est pas objectif, mais que peut-on reprocher à l’un des cinq meilleurs groupes du monde ?)
- Tinariwen, enfin, car ils sont peu fréquemment en concert dans nos contrées, et que ces touaregs sont une des plus belles découvertes que j’ai pu faire l’année passée au Montreux Jazz : invités par Santana, ils ont totalement éclipsé le reste de la soirée.
Et bon, maintenant, il est temps d’enlever la boue de mes chaussures…